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| Tribune, publié le 19/09/2005 | |||
Blogs corporatifs, de candidats, internes, de salariés...Que ce soit une mode ou un phénomène de longue durée, ces carnets de route écrits et commentés par des internautes méritent qu'on s'attarde à leur impact. D'ailleurs, des blogs "déviants" apparaissent déjà : employés peu scrupuleux qui dévoilent des informations confidentielles ou employés démotivés qui racontent leurs tribulations. Ces blogs entraînent de nouvelles mesures et actions à prendre.Etre DRH en Australie en ce moment en Australie n’est pas la situation de rêve.
Avec un taux national de turnover de 15%, un taux de chômage qui devrait passer sous la barre des 5% ce mois-ci, les départs à la retraite progressive des baby-boomer, ce sont 87% des entreprises australiennes qui souffrent d’une pénurie de compétences.
Les salariés ont pris le pouvoir. Ils sont bien conscients d’être rares (certains métiers plus que d’autres, je publierai la liste cette semaine). Les salaires ont d’ailleurs augmenté de 4,5% cette année (6% prévu pour 2006) pour une inflation de 3%.
Un sondage publié la semaine dernière confirme les craintes des employeurs australiens. Si 87 % des employeurs sont déjà concernés par la pénurie, 56% sentent que les choses ne font que commencer et que cette crise de main d’œuvre va s’amplifier dans les deux prochaines années. Pourtant seulement 36% ont déjà mis en place un plan d’urgence pour combattre cette situation.
En résume, Sydney, manque autant d’eau que de talent (les ressources d’eau de la ville seraient épuisées dans 18 mois).
Guère étonnant qu’un nouveau métier se développe ici depuis deux ans, celui de « Talent and Retention Manager », responsable des talents et de la fidélisation. Ce manager est en charge d’identifier les meilleures sources de candidat, d’assurer les meilleures pratiques d’intégration (induction) et de recrutement, de prévoir les départs (retraite et turnover) et de les empêcher en s’assurant que les talents soient fidélisés au meilleur coût.
Si les pénuries de ressources humaines ne sont pas un événement exceptionnel - il y en a toujours eu lors de période de croissance - il y a deux deux éléments qui aggravent la situation. L’inefficacité de la formation (ça ne vous rappelle rien ?) et la mauvaise image des métiers manuels (et ça non plus ?).
Plusieurs solutions sont en train d’être testée par le gouvernement australie telles que la réforme en profondeur du système éducatif et la mise en place de nouveaux critères d’immigration. Ce qui me résoudra rien sur le court terme. Le résultat de ce bricolage de dernière minute ne devrait pas se faire sentir avant au moins 5 ans.
Finalement, malgré un taux de chômage élevé, les pratiques françaises (en terme de référentiel de compétence, formation tout au long de la vie et prélèvement obligatoire) sont en avance de 10 ans sur l’Australie.
Pour les entreprises il y a déjà quelques pistes à suivre :
- S’investir dans la formation continue de ses salariés
- Facilité la flexibilité du travail (temps légal de travail ici 40 heures)
- Développer son image d’employeur
- Maîtriser la hausse des salaires par une rémunération globale
- Encourager la participation à temps partiel des seniors
- Elargir les critères de recrutement pour se baser sur le potentiel et pas seulement sur l’expérience afin d’utiliser les 5% de personnes sans emplois
- Développer des systèmes de formation interne
- Devenir un employeur de choix
- Recruter à l’international
- Fournir des plans de carrière internes
Auteur Benjamin CHAMINADE
La province blogue-t-elle ?
Ou bien le phénomène reste-t-il encore très parisien ?
Si vous êtes blogueur RH (candidat, entreprise, recruteur ...) en province merci de laisser un commentaire !
Bienvenue à Patrick-Pierre et bonne continuation
En attendant de nombreux articles !
Les mutations accélérées de l'environnement externe (culture client, dynamisation et évolution des technologies, évolution de la législation, compétitivité coût-produit, …) et interne (réduction des niveaux hiérarchiques, raccourcissement des cycles de production, réactualisation et réactivité des logiques de métier, …) obligent les entreprises (quelles que soit leur taille et leur activité) à s'adapter en permanence.
Au cœur de ces problématiques d'adaptation se renforce la nécessité pour ces entreprises de travailler sur le développement des compétences des salariés. Cette question devient un véritable enjeu de performance. La grande capacité d'adaptation de l'individu est l'une des caractéristiques humaines, mais elle requière pour s'exprimer un minimum de stabilité.
La Tribune du 26 octobre 2005, sous la plume d’Estelle Leroy, nous affirme que «Le télétravail ne doit plus être considéré comme un projet détaché de la réalité économique. L'accord auquel sont parvenus syndicats et patronat fin septembre lui donne un cadre, alors qu'il concerne 7 % de la population active». A parier que la croissance de cette pratique sera plus rapide et plus forte que prévu. Surtout à présent qu’elle se structure correctement : «Doté d'un cadre négocié avec les syndicats, le télétravail devrait connaître un nouvel essor. Les entreprises doivent s'en saisir dans un contexte de transformation des organisations». Et Dieu sait que ce contexte est omniprésent !
D'après rhinfo
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