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Texte Libre

"L'homme est le terme unique d'où il faut partir et auquel il faut tout ramener."
(Denis Diderot / 1713-1784)
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Dimanche 1 janvier 2006
Prenant acte des "tensions" et "interrogations" qui ont marqué l'année 2005, Jacques Chirac a invité à "croire en la France" en 2006 et offert pour perspectives une lutte redoublée contre le chômage et "pour la République" et une adaptation "patriotique" à la mondialisation.

Source : Reuters
par Christophe BLAZQUEZ publié dans : Emploi
Dimanche 1 janvier 2006
Alors que l'année s'achève sur une nouvelle baisse du nombre de chômeurs, le gouvernement travaille à deux plans de relance. Objectif : l'emploi des jeunes et des seniors.
Claire Bommelaer
[31 décembre 2005]

Comment accélérer la baisse du chômage ? Après huit mois consécutifs de décrue, Dominique de Villepin peut se targuer d'avoir fait passer le taux de chômage sous la barre symbolique des 10%. Mais les créations d'emploi restent limitées et le taux de chômage se maintient, malgré tout, à un niveau élevé. Il faut, en 2006, que le gouvernement parvienne à enclencher la vitesse supérieure, sous peine de ne pas «faire mieux» que les socialistes, qui sont parvenus à atteindre un taux de chômage de 8,4%.


Deux grands «plans de relance» sont donc prévus en 2006, qui sont censés faciliter le retour à l'emploi des plus de 55 ans, mais aussi en créer pour les moins de 25 ans. Les mesures Borloo devraient également continuer à produire des effets. Outre les contrats d'avenir, le secteur des services à domicile pourrait continuer sur sa lancée, de même que celui du bâtiment.


Mais tout cela pourrait ne pas suffire à créer une dynamique. Bien que le chômage baisse et que certains secteurs embauchent, les Français ne croient pas encore à la reprise. «L'année prochaine, il faudra non seulement que le taux de chômage baisse, mais aussi que les gens aient le sentiment que l'emploi est reparti. Sans quoi, le pari ne sera pas gagné», résume un ministre.


Afin d'accélérer le mouvement, Villepin devrait donc reparler emploi et flexibilité du marché du travail d'ici à quinze jours, probablement lors de la présentation de ses voeux à la presse. Il a demandé aux ministres concernés, Jean-Louis Borloo (Cohésion sociale), Gérard Larcher (Emploi), Thierry Breton (Economie) et Jean-François Copé (Budget) de lui faire des propositions, afin de nourrir une «nouvelle impulsion» sur l'emploi.


Dès lundi, des réunions devraient se tenir à Matignon pour décider du contenu des annonces. Le pôle économique ne cache pas sa préférence pour l'instauration de plus de flexibilité pour les entreprises.

Risques de précarité accrue


Certains prônent l'extension du contrat nouvelles embauches (CDI assorti d'une période d'essai de deux ans) à toutes les entreprises, voire, dans un premier temps, à celles qui emploient moins de 50 salariés. De son côté, Renaud Dutreil, ministre des PME, a proposé à Villepin de réserver le CNE aux entreprises qui favorisent le recrutement d'apprentis. Mais le pôle Borloo ne serait pas en faveur d'une extension du CNE : outre les risques de précarité accrue, le ministère estime qu'il est trop tôt. Pour l'instant, 11% des embauches des petites entreprises se font sous CNE, mais on ne sait pas si ces recrutements correspondent, ou non, à des créations d'emploi.


Villepin n'aurait pas encore pris sa décision. Mais il aurait de nouveau fait passer ce message à ses ministres : toutes les idées – assouplissement du temps de travail, relance du travail à temps partiel, mesures de flexibilité réservées à des secteurs qui peinent à recruter, etc. – seront les bienvenues.

Source : Le Figaro

 


par Christophe BLAZQUEZ publié dans : Emploi
Vendredi 30 décembre 2005
Une bonne nouvelle pour terminer l'année : la baisse du chômage en France devrait s'amplifier en 2006. Que pensez-vous de cette
analyse ?

"La baisse du chômage amorcée depuis huit mois en France devrait s'amplifier en 2006, sous les effets du papy-boom et du retour des emplois aidés, accentués par une politique volontariste du gouvernement Villepin à quelques mois de l'échéance présidentielle.

© Reuters
En novembre, le taux de chômage s'est inscrit à 9,6% contre 10,2% en avril, son plus haut niveau depuis décembre 1999.
Dans sa dernière note de conjoncture, l'Insee estime que le taux de chômage tombera à 9,5% à la fin décembre 2005 et à 9,2% à la fin juin 2006.
Le ministre délégué à l'Emploi, Gérard Larcher, s'est donné pour objectif de réduire de 300.000 le nombre de chômeurs en 2006, en se fondant sur une base de 20.000 en moins par mois.
Jusqu'ici, 158.200 demandeurs d'emploi de moins ont été enregistrés à l'ANPE entre la fin mars et la fin novembre.
Paradoxalement, cette dynamique n'a pas traduit une véritable reprise sur le marché du travail puisque, selon l'Insee, seuls 22.000 emplois ont été créés d'avril à septembre dans le secteur marchand.
Le gouvernement explique l'amélioration des chiffres du chômage par la "panoplie" du plan de cohésion sociale, les contrats aidés et les premiers effets de la réorganisation du service public de l'emploi, les mesures pour développer les services à la personne et l'apprentissage, ou encore la vigueur de la construction soutenue par le programme de rénovation urbaine.
Pour 2006, le Premier ministre Dominique de Villepin a d'ores et déjà présenté une copieuse feuille de route.
Un deuxième volet de son plan de lutte contre le chômage est annoncé pour le début janvier. Après le projet de loi sur "l'égalité des chances", programmé en conseil des ministres le 18 janvier, des "plans d'action" sont prévus pour l'emploi des seniors et des jeunes, en février et "avant juin".
300.000 CONTRATS AIDÉS NON MARCHANDS
Pour tenir son pari, le gouvernement table une fois encore sur le retour de la croissance. L'Insee, qui prévoit une hausse de 1,6% du PIB pour 2005, pronostique un acquis de 1,7% au 30 juin 2006 et estime "crédible" de passer au-dessus de 2% à la fin de l'an prochain.
Une progression d'environ 1,5% du PIB est désormais jugée suffisante pour commencer à créer des emplois, avec un décalage d'au moins six mois entre la progression du PIB et ses premiers effets sur le marché du travail.
Mais le gouvernement peut avant tout compter sur une inflexion mécanique du chômage.
La décrue, pour une bonne part, devrait provenir des départs à la retraite massifs de la génération du baby-boom. La progression de la population active, de 108.000 personnes en 2004 et 67.000 en 2005, ne devrait pas dépasser 31.000 l'an prochain.
La montée en charge des emplois aidés subventionnés par l'Etat devrait être l'autre facteur principal.
Après avoir rompu avec le traitement social du chômage en 2003 et 2004, le ministère de l'Emploi affiche pour 2005 près de 150.000 contrats d'avenir et contrats d'accompagnement vers l'emploi dans le secteur non marchand.
Pour 2006, le gouvernement prévoit d'en doubler le nombre pour parvenir à 300.000 contrats aidés dans le secteur non marchand.
Les contrats aidés sont aussi renforcés dans le secteur marchand. Selon le ministère, 10.765 entrées en "contrat initiative emploi" ont été recensées en novembre, contre 6.922 il y a un an, soit une progression de près de 27% en glissement annuel.
Au total, selon l'Insee, le redressement de l'emploi dans le privé, la montée en charge des contrats aidés et le dynamisme du secteur public des hôpitaux et des collectivités locales devrait permettre de doubler le rythme des créations de postes au premier semestre 2006.
Il y aurait ainsi 100.000 emplois nouveaux de janvier à juin 2006, dont 30.000 seulement pour le secteur concurrentiel."
Source : L'express du 30/12/2005
par Christophe BLAZQUEZ publié dans : Emploi
Jeudi 29 décembre 2005

L'entreprise qui fonctionne avec plus de 80% de stagiaires citée dans le reportage de Capital démasquée :

"Pour celles et ceux qui ont regardé l'émission spéciale emploi diffusée sur la 6ème chaîne hertzienne, je n'ai pu que retenir un éclatement de rires en découvrant le reportage sur la boîte de conseil qui exploite ses stagiaires sans scrupules. eh oui, j'ai reconnu la superbe "boutique" située dans le 13ème arrondissement de paris avec à sa direction le jeune patron de 25 balais ! Donc, ce cabinet dont le siège est situé du côté de Vanves s'intitule ... tatatatata ! suspense ! je fais de la délation là ! lol ça commence par le second mot qui constitue l'abréviation CV et comme la plupart des boîtes de conseil, ça finit par... tatatatatatata ! "conseil" !

Also, avis à toutes celles et tous ceux qui veulent bosser dans un sous sol et faire téléopérateur sans casque all the day avec l'ESPOIR d'être recruté en CDI, je vous aurai prévenu ! lol Mouais, moi ils ont pas pu me prendre parce qu'avec le contrat de stage ANPE ils devaient m'embaucher au bout des 6 mois."

Merci à mailanvan pour cette info !
par Christophe BLAZQUEZ publié dans : Emploi
Mercredi 28 décembre 2005
Le ministère de l'emploi a été contraint de s'expliquer, lundi 26 décembre, sur la publication en catimini, le 24 décembre, d'un décret sur la surveillance des demandeurs d'emploi (Le Monde du 27 décembre).

"Il est de la responsabilité des pouvoirs publics de veiller à ce que les actifs, comme les demandeurs d'emploi, ne soient pas lésés par les abus de quelques fraudeurs", indique le communiqué des services de Gérard Larcher, ministre délégué à l'emploi, où l'on reconnaît que les fraudes restent marginales. Selon l'Unedic, des sanctions auraient été prises à l'encontre de 1,8 % des 2 692 400 allocataires déclarés au 31 octobre.


Le texte permettra aux 162 inspecteurs et contrôleurs du travail d'avoir accès aux fichiers fiscaux des chômeurs et aux données des organismes sociaux. Utilisée à titre "exceptionnel" en cas de soupçon de fraude, assure le ministère, cette procédure vise à détecter les fausses déclarations de revenus ou de situation familiale, les adresses erronées, l'absence du territoire, les situations de double activité. Jusqu'à présent, les inspecteurs disposaient de documents déclaratifs et s'appuyaient sur des dénonciations ou sur des signalements de travail illégal — et donc, non déclaré.

Ce dispositif complète un autre décret, publié le 5 août, qui instaurait des pénalités à l'encontre des chômeurs refusant plusieurs offres. Le délai de publication entre les deux textes s'expliquerait par la saisine du Conseil d'Etat et de la Commission nationale informatique et libertés (CNIL).

"Sortir un décret facilitant le croisement des fichiers, c'est inquiétant. Il y a toujours un côté "Big Brother"", s'est inquiété Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière (FO). François Desanti, secrétaire général de la CGT-chômeurs, s'indigne : "A quand le bracelet électronique pour surveiller le déplacement des chômeurs ?"

De son côté, Rémi Jouan, secrétaire confédéral de la CFDT, a jugé ce décret "plus maladroit que menaçant (...) Pour quelques cas (de fraudeurs éventuels), on aurait préféré que le gouvernement s'occupe des 95 % qui cherchent un emploi".

Et la CFTC s'alarme : "Le gouvernement donne l'impression que le demandeur d'emploi est un fraudeur en puissance. Attention au message que cela donne." Les syndicats dénoncent au passage les modifications introduites par le décret dans le code du travail "en l'absence de dialogue social".

Dans les partis politiques, Luc Chatel, porte-parole de l'UMP, estime "légitime un contrôle de l'affectation des fonds". Mais Alain Vidalies, secrétaire national du PS, s'insurge contre un "harcèlement des chômeurs". Pour le PCF, cette "chasse aux chômeurs (...) est une nouvelle dérive du gouvernement qui consiste à stigmatiser les plus pauvres".

Michel Delberghe
Article paru dans l'édition du 28.12.05 du Monde
par Christophe BLAZQUEZ publié dans : Emploi
Mardi 27 décembre 2005
Un décret qui permet de vérifier les dossiers fiscaux des chômeurs en cas de soupçon de fraude suscite des réactions indignées dans l'opposition et parmi les syndicats.

© Reuters
Si l'UMP a jugé "légitime" la sollicitation du fisc, le Parti communiste et le Parti socialiste se sont insurgés contre une "chasse aux chômeurs".
Le secrétaire général de Force ouvrière a demandé au gouvernement "de ne pas procéder à ce genre de choses", en insistant sur des "risques importants" de dérapage.
Le décret a été publié au Journal officiel samedi, veille de Noël. Il permet aux agents du ministère de l'Emploi chargés de contrôler les demandeurs d'emploi d'accéder aux dossiers fiscaux des chômeurs en cas de présomption de fraude.
Les agents du ministère auront également accès aux documents de l'assurance-chômage et à ceux des administrations sociales.

Source : L'express du 26/12/05
par Christophe BLAZQUEZ publié dans : Emploi
Mardi 27 décembre 2005
Une information dédiéé aux demandeurs d'emploi et dépourvue d'intérêt mercantile !
Ca existe alors rendez-vous sur inter-emploi.

Merci à Olivier Davoust pour l'information
par Christophe BLAZQUEZ publié dans : Emploi
Vendredi 23 décembre 2005
Tribune, publié le 19/12/2005


Réflexions sur le marché de l’offre d’emploi 2005 par Thierry Le Gueut

Ce qui frappe dans cette année 2005, c’est sa monotonie. Une impression de déjà vu récurrente sur les 4 années antérieures. Il n’entre pas dans ce propos de tresser des lauriers ou de décerner des bonnets d’âne. De quel droit d’ailleurs. Il n’est peut être pas inutile, en revanche, de cerner les grandes tendances qui ont prévalu, qu’elles aient émergé ou qu’elles se soient accentuées.

D’abord, en pole position, la concentration. Ce n’est certes pas, une découverte de l’année 2005, mais le phénomène s’accentue dans l’ensemble des maillons de la chaîne. Rachats de sites ou disparitions réduisant l’éventail à 5 acteurs majeurs dans l’Internet fixe,concentration de fait des journaux et de leurs représentants régisseurs liée à l’atonie des pages, mécaniques d’intégrations en agences aboutissant à des fusions-absorptions, le nombre d’acteurs influents se réduit mécaniquement. On s’en réjouirait éventuellement si ce « renouvellement » aboutissait à une démultiplication des efforts et à une nouvelle force de frappe créative et imaginatrice. L’année 2006 sur laquelle reposeront les premiers enseignements des décisions prises, sera riche d’enseignements à cet égard.
Redéploiement ou désengagement ?

Ensuite, en corollaire, la diversification. Soyons clairs : il y a 2 types de diversifications qu’elles soient horizontales, verticales, longitudinales ou je ne sais quoi. La diversification naturelle, rationnelle, mûrie et travaillée, celle qui fait que sur de longues années, à petits pas, telle ou telle structure passe, par exemple, de la communication externe pure, à une stratégie de communication interne ou corporate, par exemple. Ou d’un positionnement non cadre à un positionnement plus qualifié.
Et puis, il y a l’autre, qui correspond plus à un "Courage, fuyons" ou à un habillage de retraite en rase campagne. Là aussi, seul le temps pourra donner son verdict. On peut nourrir quelque crainte de voir le marché de la PA, hier florissant, aujourd’hui tourneboulé, déserté par ses géniteurs les plus féconds. Et de fait dépérir, faute de concurrence, d’innovation et de renouvellement.
Diversification ou Désertification ?

Pour poursuivre dans ce registre, on sera aussi frappé sur la distance, par le retour du local. Adieu (sans doute provisoire…) les grandes envolées mondiales, les budgets multi internationaux, le recrutement simultané aux 4 coins de l’Océanie, de l’Antarctique et de Paris extra muros. Cette année 2005, le recrutement s’est fait humble. On parle régions, implantations locales, PME du Gers et du Cantal et TPE, édition locale contre toutes éditions…
Bien sûr, on continue à vanter le message global de l’entreprise, son image globale de marque en tant que recruteur. Et les structures s’organisent pour ce faire, espérant sortir de l’étau par le haut. L’ambition ne manque donc pas dans ce redéploiement-là. A condition de ne pas oublier le candidat qui postule…
Global ou local ?

Ce qui frappe, enfin, c’est ce sentiment généralement partagé de l’inexorabilité de la mutation. Après avoir longtemps évoqué l’aspect conjoncturel des mouvements en cours, sa récurrence périodique décennale (ce qui n’est pas faux d’ailleurs), chacun sent bien que cela ne suffit pas, et qu’il n’ y aura pas de retour à l’ordre ancien Plus personne ne conteste le côté structurel de la mutation, et si complémentarité il doit y avoir entre le Papier et Internet (éternelle antienne des années 90), c’est simplement pour se demander ce que le second laissera au premier. En tous les cas dans le domaine des populations de l’encadrement.
Car l’inéluctabilité du mouvement s’arrête là, tant la pertinence de l’Internet fixe s’arrête aux mêmes frontières que celles définies par son concurrent. Ce qui laisse un territoire vaste et ô combien vierge aux acteurs traditionnels et à de nouveaux intervenants.
Blocage ou Redémarrage ?


Thierry Le Gueut, in Focus rh
par Christophe BLAZQUEZ publié dans : Emploi
Vendredi 23 décembre 2005
Le patronat peut espérer obtenir la signature de quatre des cinq organisations syndicales à l'issue de la négociation sur le renouvellement de la convention qui régira le régime général de l'assurance-chômage à partir du 1er janvier 2006.
Seule la CGT ne serait pas signataire.

Source : L'express du 23/12
par Christophe BLAZQUEZ publié dans : Emploi
Jeudi 22 décembre 2005
" 60 000 entreprises changent de mains chaque année dans notre pays. Avec l'effet "Papy Boom", un tiers des chefs d’entreprise ont plus de 50 ans et sont donc susceptibles de céder leur entreprise dans les 10 à 20 ans qui viennent. Lassés par leur travail ou victimes de plans sociaux, de nombreux cadres, souvent quadragénaires, cherchent à prendre un nouveau départ. Poussé par le diktat du "si tu ne grossis pas tu meurs", nombre d'entreprises font de la croissance externe. Représentant 25% des opérations, cette croissance externe concerne de plus en plus les petites structures.

Au total, c’est plus de 700.000 entreprises qui vont changer de mains dans les 15 ans à venir.

Il existe ainsi aujourd’hui une vraie rencontre entre l’offre et la demande, tout du moins sur le papier. Sur le terrain les protagonistes ont en réalité beaucoup de mal à se rapprocher. Si les facteurs financiers restent déterminants dans l'acte de cession, il n'en reste pas moins que les facteurs humains constituent un obstacle redoutable aux multiples facettes. Le cédant doit délivrer de l'information sensible à une personne souvent inconnue, les salariés ont des craintes sur leur avenir, les clients sont inquiets sur l'héritage des valeurs de l'entreprise, les banquiers et actionnaires sont attentifs à la continuité du profit. Le repreneur, quant à lui, doit faire face à une concurrence réelle de postulants, à un délai de transaction de plus en plus long et à une obligation de résultat quasi instantanée."

Texte extrait de " Cession/reprise : les enjeux de la communication" de l'agence Artatem.
par Christophe BLAZQUEZ publié dans : Emploi
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