Christophe BLAZQUEZ blog

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Lancement de La Mêlée Adour le 18 avril 2014

23 Avril 2014 , Rédigé par Christophe BLAZQUEZ Publié dans #Internet, #Numérique, #Innovation, #Adour, #Collaboratif

La Mêlée Adour est née ce 18 avril avec la signature d’une convention entre les associations La Mêlée et Crescendo, installée à Tarbes.

Comment soigner son image professionnelle sur Internet

22 Avril 2014 , Rédigé par Christophe BLAZQUEZ Publié dans #Identité numérique & e-réputation, #Médias sociaux et réseaux sociaux, #Communication, #Internet, #emploi, #Recrutement, #web 2.0

En marge de mon ouvrage 'Développez votre identité numérique' découvrez un article sur les rouages de la e-réputation professionnelle :

La Cantine Toulouse

18 Avril 2014 , Rédigé par Christophe BLAZQUEZ Publié dans #Internet, #Numérique, #Innovation, #coworking

A la Cantine Toulouse avec Edouard Forzy

A la Cantine Toulouse avec Edouard Forzy

L'incompétence bureautique, grande cause nationale ?

3 Avril 2014 , Rédigé par Xavier SILLON Publié dans #Formation, #Bureautique, #Collaboratif, #web 2.0, #Cloud computing, #Application mobile

L'incompétence bureautique, grande cause nationale ?

L'incompétence bureautique, grande cause nationale ?

Rester compétent(e) ou être dépassé(e) : un challenge à relever au quotidien

Les chiffres parlent d'eux-mêmes...

47% des salariés de l'Union Européenne se sentent incompétents dans l'utilisation des outils numériques. (UE Digital Agenda 2012)

90% des emplois nécessitent des compétences informatiques et Internet. (IDC)

64% des étudiants à l'université échouent au Certificat Informatique et Internet. (Education Nationale)

40% des accès aux applications professionnelles se font via un appareil personnel. (IDC)

80% des logiciels sont proposés en mode SaaS. (Forrester)

Un milliard de personnes utilise la suite bureautique Microsoft Office dans le monde. (Microsoft)

Les 6 « bonnes » raisons pour ne rien faire !

Le manque de compétences en bureautique des salariés, est sans nul doute un frein à la compétitivité des entreprises, qui pourtant, n'en mesurent pas le niveau. Si elles commencent à s'ouvrir aux nouvelles voies qu'offre le cloud-learning pour lutter contre le manque de compétences en bureautique de leurs salariés, dans leur grande majorité, elles restent campées sur leurs positions... et trouvent 6 « bonnes » raisons de ne rien faire... parmi d'autres :

Nos salariés n'ont besoin de rien

Ha bon, comment le savez-vous ?

Le service helpdesk va s'occuper de tout

Sait-il comment partager et protéger un classeur Excel ?

Nos salariés finiront bien par s'habituer à la nouvelle interface

Dans combien de temps et après combien d'erreurs ?

La formation doit porter uniquement sur les changements

A chaque migration, tous les 24 mois ?

Nos salariés ont les mêmes logiciels à la maison

Les utilisent-ils pour les mêmes besoins ?

La formation coûte trop chère

Plus chère que l'incompétence bureautique ?

Rien ne sera plus comme avant !

La génération Y, le web 2.0, le Saas, les BOYD, le Cloud... autant de concepts d'hier qui sont devenus les réalités d'aujourd'hui pour chacun d'entre-nous, comme pour les organisations. Les salariés sont au cœur de ces changements qui impliquent de nouvelles façons de travailler, plus vite, n'importe où, à n'importe quel moment, en toute autonomie.

Parallèlement le nombre de logiciels et d'apps explose. Hier encore, les salariés utilisaient 20 fonctions de base sur les 5 logiciels les plus représentatifs du marché, ce qui impliquait de justifier d'une centaine de compétences. Aujourd'hui, ils ont à disposition plus de 50 fonctions de base sur plus de 50 logiciels, Apps, web services et autres devices, soit 2 500 compétences de base à maîtriser.

La formation doit contribuer à l'alignement des compétences sur les marchés de l'entreprise

La photographie de l'entreprise d'hier était assez simple : 1 000 collaborateurs, 1 000 postes de travail, 1 000 licences Windows, 1 000 licences Office. Un paysage technologique assez facile à gérer. Aujourd'hui, la même entreprise s'oriente vers l'organisation d'un poste de travail beaucoup plus complexe : un parc multi facettes, PC, MAC ; postes fixes et portables ; tablettes et mobiles ; logiciels installés et dans le cloud... Dans ce contexte, comment gérer la performance et la productivité des équipes impactées par ces mutations technologiques ?

Et je n'oublie pas la mondialisation qui oblige les entreprises à être de plus en plus globales et à faire collaborer des équipes sur plusieurs continents et qui parlent plusieurs langues !

La formation bureautique, en revanche, a mis du temps à prendre le train en marche, et reste globalement inscrite dans un schéma désuet : un format présentiel « has been », dispensée en français et au mieux en anglais, un coût exorbitant au regard du nombre de personnes à former et du temps dépensé, des solutions Web peu ou pas adaptées aux nouveaux modes de travail des salariés, ni même aux nouveaux modes de fonctionnement et d'achats des entreprises....

Les mutations technologiques qui s'inscrivent dans une cadence effrénée ont un fort impact sur toutes les entreprises, quels que soient leur secteur d'activité et leur taille. Mais celles-ci, pour la plupart, n'ont pas encore réalisé que leurs salariés ont plus que jamais besoin d'adapter leurs compétences digitales à ces rapides mutations. Les problématiques ont changé, les méthodes, non, même s'il y a aujourd'hui une prise de conscience des enjeux de la part des responsables de formation. Le manège reste immobile et les chevaux tournent à toute vitesse !

Ce décalage est sans doute la première cause de la résurgence de l'incompétence bureautique des salariés, que la plupart des entreprises considéraient avoir éradiquée ces dix dernières années.

Les entreprises françaises ne pourront véritablement profiter de la révolution du Cloud Computing, que si elles prennent conscience que l'utilisateur est roi, encore faut-il qu'il fut compétent !

Par Xavier Sillon, Président fondateur de Vodeclic

Big Data, Big Economy ?

17 Mars 2014 , Rédigé par Atelier BNP Paribas Publié dans #Big data, #Marketing, #Smart City, #Internet, #Médias sociaux et réseaux sociaux, #Identité numérique & e-réputation, #Innovation

Big Data, Big Economy ?

Dans la continuité de ses travaux menés dans le cadre du Forum d’Avignon 2013, L’Atelier BNP Paribas revient sur les mécanismes fondateurs du Big Data et analyse son pouvoir grandissant sur l’économie : illustrations des nouveaux risques et paradigmes engendrés par l’industrie du Big Data, des secteurs les plus concernés et de son impact sur le quotidien des citoyens-consommateurs.

Internet, symbole de la prise de pouvoir de la prescription algorithmique sur la prescription humaine avec les moteurs de recherche

Jusqu’au milieu des années 90, Internet était un média à taille humaine. Du fait de cette échelle, la recommandation des sites web se faisait à l’aide d’un répertoire de liens hypertextes classés par catégories et mis à jour à partir des avis d’experts de l’Internet. A l’époque, cette méthode exploitée par Yahoo, offrait un service de qualité supérieure aux premiers moteurs de recherche exploitant un index de pages web créé automatiquement par des algorithmes « robots ».

Durant la seconde moitié moitié de la décennie, les services de recommandations sur le web connaitront trois changement d’échelles, caractérisés par de nouveaux ordres de grandeurs : le cap du million de sites web est d’abord franchi, puis les centaines de millions de pages web s’imposent comme le nouvel ordre de grandeur à analyser et enfin les liens entre pages et documents du web dépassent rapidement le milliard d’occurrences. Chaque changement d’échelle sera à l’origine d’un nouveau paradigme qui engendrera lui-même un nouveau changement d’échelle. Cette interdépendance entre nouvelle échelle et nouveau paradigme débouchera sur l’estimation automatique - et non plus humaine - de la valeur des contenus colossaux du web et sur l’inversion du rapport de force existant entre la prescription humaine et la prescription algorithmique ; soit la victoire de la vision de Larry Page et Sergei Brin (Google) sur celle de Jerry Yang (Yahoo). Le Big Data est né.

Les dragons du digital renforcent leur position dominante par le contrôle de la data

Au début des années 2000, l’Internet mobile et les médias sociaux ont été les principaux promoteurs de nouveaux changements d’échelles et de nouveaux paradigmes concernant la production et l’utilisation des données. Sous leur impulsion, la quantité d’utilisateurs et les volumes de données utilisées ont crû de manière exponentielle durant les dix dernières années : entre 2000 et 2013, le nombre de sites web actifs est passé de moins de 10 millions à quasiment 200 millions !

Face à cet imposant volume de données en circulation, seule une poignée d’entreprises ont su déployer une infrastructure de type « Big Data » capable de servir des bases d’utilisateurs supérieures à 500 millions de personnes (plus d’un milliard pour Google et Facebook, plus de 900 millions pour Microsoft ou plus de 600 millions pour Apple…)

Parmi les grands défis posés à tous les secteurs d’activités suite à la maîtrise de ces grands volumes de données par ceux que l’on qualifie communément de dragons du digital, le risque de désintermédiation ou d’abus de position dominante est le plus redouté.

Google Knowledge Graph, symbole du risque de désintermédiation

Google Knowledge Graph cristallise cette crainte d’abus de position dominante. Ce service, lancé par Google en 2012, répond à une requête de manière quasiment instantanée en créant une page de résultats avec sur sa partie droite un « panneau de faits » reprenant des informations brutes en provenance de sites internet référents sur le sujet recherché. Et parfois, le moteur propose en première ligne de la page de réponse, au-dessus du « panneau de faits », son propre «panneau de réponses». A la faveur de ces deux panneaux, Google s’octroie la toute première place dans ses pages de résultats car la majorité des liens présents renvoient eux-mêmes vers une page de résultats de Google, construite sur le modèle décrit plus haut. Google Knowledge Graph ou l’art selon Google de changer les règles du jeu sans vraiment laisser de choix aux acteurs de l’écosystème !

Deux nouveaux paradigmes en puissance : le Data Marketing et le « Data-driven » Management

Après une première vague d’innovations conçues pour créer les infrastructures capables de supporter la digitalisation de l’information, l’industrie du Big Data s’oriente désormais vers la mise au point de nouveaux paradigmes tels que le Data Marketing et le « Data-driven » Management pour valoriser les données.

En matière de Data Marketing, Netflix fait figure de cas d’école. Cet ancien site web de location de DVDs, s’est reconverti depuis 2007 dans le streaming vidéo offrant donc à ses clients (plus de 40 millions d’abonnés répartis dans 40 pays) la possibilité de louer et de visionner directement depuis Internet les films et séries de leur choix. Outre la mise à disposition d’un large éventail de titres, Netflix à conçu un moteur de recommandations personnalisées prenant en compte les goûts et les avis de ses abonnés pour leur suggérer des nouveaux choix dans le but de les fidéliser et d’élargir son audience. Ces goûts, recueillis notamment par l’analyse des informations issues des habitudes de navigation en ligne, sont au centre du système de recommandations de Netflix. Des préconisations qui dépendront donc moins de la notation des films que des préférences de comportement et d’usages des consommateurs. Aujourd’hui, 75% des contenus visionnés sur la plateforme sont issus de Cinematch, son moteur de recommandations.

Bien qu’encore faible, le management par la data gagne du terrain. Très utilisé dans le domaine des jeux en ligne « sociaux », il consiste à analyser et exploiter les données issues des comportements du joueur en ligne pour faire évoluer le jeu de façon permanente en fonction de ses préférences afin de le fidéliser et de l’inciter à dépenser de l’argent virtuel (et parfois réel). Une fidélisation et une dépense dont le but sera la monétisation du joueur grâce au placement de produits et à l’insertion de publicité.

Ce management est, par exemple, au cœur du fonctionnement des jeux de Zynga, riches de 52 millions de joueurs uniques par jour, produisant quotidiennement 70 milliards d’événements contribuant à la mise à jour perpétuelle de chaque jeu.

L’exploitation de la data, une nouvelle ressource pour l’économie ?

Si la stimulation de la croissance économique des secteurs numériques par les données est déjà une réalité, il n’est pas exclu que, très prochainement, leur pouvoir catalyseur contamine également des secteurs non numériques, tels que le tourisme. Cette quasi-certitude s’appuie sur des conclusions tirées à partir d’expérimentations locales, comme par exemple le Comité Régional du Tourisme Côte d’Azur et l’opérateur Orange, indiquant la possibilité d’optimiser l’économie du tourisme par l’exploitation des données issues des usages des téléphones mobiles et des médias sociaux des touristes. En effet, la consolidation de statistiques ou la réalisation de cartographies de fréquentation d’une zone, sur la base de l’analyse de ces données, seraient de nature à orienter les prises de décision concernant la politique touristique du territoire, comme l’optimisation de l’emplacement des hôtels et des lieux ou les manières d’accueillir les visiteurs étrangers…

En plus du développement économique de secteurs non numériques, les données peuvent contribuer à dynamiser les synergies entre différents secteurs à la proximité naturelle. Par exemple, les sites du patrimoine ont des problématiques marketing proches des parcs d’attractions. En effet, ces deux acteurs constituent un élément attractif pour les voyagistes dont le service repose sur l’attractivité des territoires. Les sites du patrimoine, les parcs d’attractions, les voyagistes ainsi que les pouvoirs publics en charge de la politique d’exploitation commerciale du territoire, font donc partie d’un même écosystème au sein duquel le partage et l’exploitation commune des données peuvent être à la fois source de synergies économiques et un contre-pouvoir modérateur face à la prédation des dragons du digital vis-à-vis des data.

La smart city ou l’eldorado de la valorisation des données

S’il existait un paradis pour la data et sa valorisation, la smart city serait celui-là. Sur le modèle de ce qui se fait actuellement à Santander en Espagne, ce type de projet consiste à équiper une ville de plusieurs dizaines ou centaines de milliers de capteurs recueillant des informations de toutes sortes (les places de parking disponibles, le bruit, la température etc.) afin de les analyser via un centre de calcul dédié et les restituer à la population sous forme d’informations délivrées par la ville par le biais d’applications Internet et mobiles gratuites. Ces données sont également transmises aux organismes publics et privés qui opèrent les services de la ville (open data).

A l’évidence, la force de la smart city est donc d’impliquer autour d’un projet commun les acteurs sociaux, techniques, politiques et économiques de la ville. En effet, la collecte et la mise en commun de ces données confèrent notamment une meilleure compréhension de la structure sociale d’une ville et favorisent les initiatives entre acteurs privés et publics.

Retrouvez et téléchargez l’étude complète

A propos de L’Atelier BNP Paribas

Depuis 35 ans, L’Atelier BNP Paribas détecte les innovations de rupture qui annoncent des évolutions majeures pour les entreprises et les aide à transformer ces innovations en projets concrets et opérationnels.
Adossé au groupe BNP Paribas, L'Atelier défriche le champ des innovations technologiques dans tous les secteurs pour en détecter les usages en devenir et en révéler tout le potentiel pour les entreprises, mais aussi pour la société dans son ensemble.
L’originalité de son dispositif de veille repose sur une présence dans trois grands territoires de l'innovation (Paris, San Francisco et Shanghai), mais également sur son mode de fonctionnement en architecture ouverte sur le monde extra-bancaire.

L’Atelier est à la fois média et producteur de contenus (site, radio), carrefour d’échange et de partage (conférences, voyages d'étude avec une immersion auprès des acteurs locaux), mais aussi conseil en stratégie numérique pour les entreprises. Enfin, dans une démarche d’open innovation, le Lab complète le dispositif en rapprochant entrepreneurs innovants et grandes entreprises pour accélérer le développement de leurs projets communs.

Où est le digital dans la transformation digitale ?

4 Mars 2014 , Rédigé par Christophe BLAZQUEZ Publié dans #Internet, #Management, #Ressources Humaines, #Big data

Facebook : 10 ans de big data !

26 Février 2014 , Rédigé par Yves de Montcheuil Publié dans #Big data, #Marketing, #Médias sociaux et réseaux sociaux, #Identité numérique & e-réputation, #Community management

Facebook : 10 ans de big data !

A l’occasion de son dixième anniversaire, Facebook (ou plutôt « Mark et l’équipe Facebook ») propose à ses membres de voir et de partager avec leurs amis un film qui retrace leur activité sur le réseau social, depuis leur date d’inscription. Cette vidéo intitulée « Retour en arrière » présente, en une minute, les publications et photos qui ont recueilli le plus de « like » ou le plus de commentaires, le tout sur un fond musical un brin nostalgique. Même si les données utilisées pour réaliser cette vidéo commémorative ne font pas l’objet d’une analyse très sophistiquée, le mini-film symbolise à lui seule l’utilisation potentielle que Facebook peut tirer de nos données.

Cette dixième bougie est l’occasion de saluer la formidable intuition qu’a eue un jeune homme d’à peine vingt ans, alors étudiant, lorsqu’il décide de lancer avec quelques amis la première version du réseau social en 2004, réservée à cette époque aux étudiants de Harvard. Mark Zuckerberg, digne représentant de la fameuse génération Y, hyper connectée et « sociale », a senti bien avant tout le monde que la donnée numérique serait l’or du XXIème siècle. A ce titre, il peut être considéré comme un pionnier et un visionnaire, tout comme les fondateurs de Google ou d’Amazon.

Depuis, Facebook s’est développé grâce aux big data, est devenu un producteur de big data et va continuer à assurer sa croissance grâce aux big data. Si la raison d’être de Facebook est d’aider tout individu à entrer en relation avec d’autres individus susceptibles de partager des affinités, le réseau social s’appuie sur des algorithmes – dont notamment le fameux EdgeRank – permettant d’une part d’identifier ces affinités, puis d’autre part, de sélectionner les types de publication qui seront les plus visibles dans leur fil d’actualité. Il exploite donc les informations dont il dispose sur chacun de ses membres pour leur proposer des connexions susceptibles de les intéresser, pour orienter la présentation des informations en fonction de leurs propres goûts (les publications des amis avec il interagit le plus apparaitront en premier), et bien sûr pour publier des publicités.

Ceux qui douteraient malgré tout que Facebook est un spécialiste des big data, peuvent également s’intéresser à la fonction de recherche avancée et multicritère proposée par le réseau social – service appelé Graph Search, accessible sur inscription depuis 2013. Vous pouvez par exemple lancer une requête pour rechercher « des personnes de moins de 30 ans, vivant à Paris et aimant les chats ». Pour affiner la requête, Facebook propose des suggestions en temps réel, à la manière de Google, puis vous propose un système de filtre afin d’affiner la recherche (sexe, ville, études, convictions politiques ou religieuses, etc.). Vous pouvez, de la même manière, chercher un restaurant, un film, ou encore une photo. Sur le même mode, Facebook propose aux annonceurs un service de publicité (ou de « publication sponsorisée ») reposant sur des critères très fins : centres d’intérêt ou caractéristiques des profils.

Facebook est ainsi devenu l’un des plus gros référentiels mondiaux de données personnelles, avec des usages potentiels toujours plus importants. C’est pourquoi la question de la monétisation des données contenues dans le réseau social est devenue centrale. Celui-ci peut d’une part commercialiser ces données sous une forme agrégée afin de fournir des analyses prédictives, par exemple sur nos comportements d’acheteur. Les données étant consolidées et anonymisées, le système ne pose pas à priori de problème majeur de confidentialité des données. Mais Facebook pourrait techniquement vendre des données relatives à un seul individu, ce qui ne manquerait pas de susciter beaucoup de contestations, le réseau social étant considéré par de nombreux internautes comme un espace « privé ». Et que se passerait-il si des agences gouvernementales accédaient aux données de Facebook pour détecter des fraudes à la sécurité sociale ou aux impôts par exemple ? Dans une démocratie, jusqu’aux affaires Snowden et NSA, nous pensions être à l’abri de telles pratiques. Mais, on se rend compte que c’est déjà plus ou moins le cas : au même titre que d’autres grands acteurs du numérique, comme Google ou Apple, Facebook publie désormais des rapports de transparence décrivant le détail des demandes de consultation de données émanant des États.

Et à l’heure où la consolidation des réseaux sociaux s’accélère (le rachat de Whatsapp n’est qu’un début), le périmètre des données stockées, traitées, et monétisées, n’est pas près de diminuer ! Ainsi, de nouveaux horizons vont aussi s’ouvrir avec l’Internet des Objets. Il est peu probable que Facebook délaisse ce marché au profit de ses concurrents, et risque de nous surprendre comme Google l’a fait avec le rachat de Nest. Qui sait, un jour vous pourrez sans doute devenir « amis » avec votre cafetière ou votre voiture !

Par Yves de Montcheuil

VP of Marketing, Talend

Les 10 tendances du marketing digital en 2014

25 Février 2014 , Rédigé par Christophe BLAZQUEZ Publié dans #Marketing digital, #Internet, #Identité numérique & e-réputation, #Marketing mobile, #Médias sociaux et réseaux sociaux, #Data, #Vidéo

Voici une infographie présentant les grandes tendances du marketing digital en 2014 réalisée par eBUZZING :

Les 10 tendances du marketing digital en 2014

Avis sur le livre 'Les nouveaux outils bureautiques gratuits'

21 Février 2014 , Rédigé par Christophe BLAZQUEZ Publié dans #livre, #Bureautique, #Collaboratif, #Curation, #Flux RSS, #Application mobile, #Cloud computing, #Google, #Android, #Internet

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